jeudi 27 mai 2010

Repartir à zéro


Vous souvenez-vous de cette chanson de Jo Bocan, "Repartir à zéro"?

C'est l'effet que m'ont fait les propos de Mgr Marc Ouellet lorsqu'il a déclaré "que l'avortement est injustifié même pour les femmes victimes de viol". Aujourd'hui, pour nuancer, Mgr Ouellet a déclaré que ses commentaires pour la défense de l'enfant innocent étaient motivés par "le désir de rappeler la dignité de la femme en toutes circonstances et le respect dû à toute vie humaine naissante".

Toute femme digne de ce nom respecte la vie humaine. Toute femme digne de ce nom reste digne même si elle doit faire des choix difficiles pour quelque raison que ce soit et qui ne regarde qu'elle. Personne n'a le droit de la juger même si, à sa place, on aurait pu prendre une décision différente. Mgr Ouellet ne nous apprend rien que nous ne sachions déjà.

Cela fait 22 ans que l'avortement a été décriminalisé au Canada. Depuis le début des années 60, les religieux ont quitté l'administration des hôpitaux et des écoles publiques. Nos sociétés québécoise et canadienne sont plutôt laïques dans la majorité des aspects qui régissent la vie de leurs citoyens, mariage compris. Et, après toutes ces années, on repart à zéro?

Mon intention n'est nullement de faire l'apologie de l'avortement. C'est une question privée, une question morale pour toute femme qui y est confrontée. Ce choix doit s'exercer tout à fait librement et dans les meilleures conditions possibles. Pour moi, le libre-choix n'est pas négociable. Car c'est bien ce dont il est question; pas si on est pour ou contre l'avortement, mais plutôt, pour toutes les québécoises et les canadiennes en âge de procréer, de conserver le libre-choix. De leur permettre de prendre leurs propres décisions en ce qui concerne leur santé reproductive et, dans la mesure du possible, de favoriser le même libre-choix pour les autres femmes du monde.

Chères cousines, il n'y a pas beaucoup de sujets sociaux ou politiques qui me feraient prendre une pancarte et sortir dans la rue pour manifester. Celui-là, OUI! Restons vigilantes, lisons les nouvelles, écoutons les débats sur le sujet et souhaitons de ne jamais avoir à repartir à zéro...



mardi 4 mai 2010

Lectures d'été


Ah, la lecture! Une vraie passion!

Habituellement, je lis dans mon lit avec mon coussin de lecture sur les genoux, le dos confortablement appuyé sur deux grandes et moelleuses oreillers. Moment bienheureux de ma journée! Le jour, la fin de semaine, je lis au salon, dans un fauteuil Queen Ann ultra confortable avec son repose-pieds intégré. Quelque fois, je jette mon dévolu sur la salle familiale, bien calée dans les coussins du divan sectionnel, les jambes recouvertes d'une jetté. Mais, le comble du bonheur, est de le faire au coin d'un feu de foyer allumé par les mains expertes de mon amoureux.

Avec l'arrivée du printemps, j'ai le goût de lire à l'extérieur. Je le fais volontiers dans la cour, à l'ombre, dans ma chaise préférée, une Adirondack blanche, en bois, munie d'un repose-pieds. Parfois, je m'y endors tellement je suis bien.

Vous comprenez que pour moi, la lecture est synonyme de confort... et de jambes allongées!

L'été dernier je me suis offert le plaisir de lire le midi, dans ma voiture. Je la stationnais dans le Parc scientifique, sous des arbres procurant une ombre bienfaisante. Assise à l'arrière du banc du passager, le dossier dudit banc totalement replié pour me permettre d'y allonger mes jambes, je mangeais mon goûter d'une main en tenant mon livre de l'autre. Le toit ouvrant grand ouvert, toutes les vitres baissées, j'entendais les oiseaux, le vent dans les feuilles et les pas des joggeurs qui profitent du dîner pour s'oxygéner et refaire le plein d'énergie. Là, totalement concentrée et sereine, je me suis tapée les 3 Milleniums. Un vrai petit bonheur d'été!

Quels sont vos projets de lecture pour cet été? Et à quel endroit comptez-vous vous adonner à votre plaisir non coupable?